la vallée des peintres

« C’est juste à la frontière entre l’Indre et la Creuse… La Creuse a de très nombreux méandres qui enserrent langoureusement d’ énormes éperons granitiques avec une végétation rase. Les eaux tumultueuses changent de luminosité tout au long de la journée. Et justement, c’est ce que Claude Monet a peint à Fresselines » A un moment donné, j’ai arrêté de marcher. Et je suis resté là à contempler le silence… »

Axel Kahn, Passion. rando, n° de printemps 2015 et France Inter en 2015.

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Parcourue depuis le Moyen-âge par les pélerins de Compostelle, la Vallée de la Creuse est un territoire singulier, qui suit les bords de la Creuse. Elle s’étend sur plus de quarante kilomètres de rives et cent kilomètres de plaine en périphérie. La Vallée de la Creuse, aujourd’hui identifiée sous l’appellation touristique  » Vallée des Peintres entre Berry et Limousin », est un carrefour. Ici le paysage est « Entre deux ».

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« Entre deux » : deux départements ; deux régions ; Centre Val de Loire et Aquitaine Limousin Poitou-Charentes, deux langues ; Oc et Oïl, deux espaces géographiques ; les contreforts du Massif Central et les plaines du bassin parisien. 

« Entre deux » siècles également ; les 19ème et 20ème siècles, époque à laquelle la Vallée de la Creuse est devenue un véritable foyer artistique : une vallée atelier et un lieu de villégiature.

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« C’est un paysage extraordinaire. Je pleurais devant tant de beauté ».

Axel Kahn, France Inter, 13 avril 2015

Plusieurs labels la consacre et la protège déjà : Monuments Historiques, Natura 2000, Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique (ZNIEFF), Plus Beaux Village de France, Jardins Remarquables, Musée de France….


 

Tournage du film Maestro

Académie Musicale Pierre Jamet

Le nom de Pierre Jamet est lié pour toujours à celui de Gargilesse. Le festival d’été, créé par Pierre Jamet, harpiste de renom, professeur au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris et initiateur d’une Académie Internationale de Harpe, est devenu une véritable institution pour tous les amateurs de cet instrument de musique. Pédagogue, Pierre Jamet fonde en 1962, l’Association Internationale des Harpistes et Amis de la Harpe

Stage de printemps

Stage d’été

Renseignements :

Francine JAMET-RABOT

Place du château – 36190 GARGILESSE

06.40.60.87.59

Francine.Jamet.Rabot@ Gmail.com 

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Musée Delaveau

Serge Delaveau dès sa plus tendre enfance manifeste sa passion pour le dessin.

Il acquiert une formation de calligraphe, lithographe, graveur et parallèlement fréquente les académies Adler et de la Grande Chaumière où il étudie la peinture.

 Sa carrière de peintre débute réellement après la guerre lorsqu’il entre à l’atelier de la Bûcherie. Il va enchaîner les expositions et reçoit de nombreux prix. Après s’être essayé à la gouache, à l’aquarelle, au pastel et à l’acrylique, son talent s’affirme réellement dans la peinture à l’huile.

Serge Delaveau peint avant tout des paysages et des personnages.

Les thèmes favoris du peintre sont les paysages de la Hongrie, de la Vallée de la Creuse et de la Champagne. L’artiste aime peindre des scènes de la vie quotidienne. Il met en lumière le dur labeur « des petites gens ».

Serge Delaveau a exposé dans de nombreuses galeries, à Paris, en province et à l’étranger. On trouve aujourd’hui ses toiles dans le monde entier.

Informations pratiques 

Accès : à la sortie du village, route du Pin (D40).

Ouvert juillet et août :

10h00 à 12h30 et de 14h30 à 19h00.

Entrée libre.

Visite commentée sur demande.

Les journées du livre de Gargilesse

L’office de tourisme de Gargilesse organise tous les ans le dernier week-end du mois de septembre : les journées du livre.

A cette occasion, nous accueillons bouquinistes professionnels, éditeurs, libraires, romanciers, poètes, illustrateurs…

 

Les portes seront ouvertes au public le samedi de 14h à 19h et le dimanche de 10h à 18h.

                                                                                                                                                                                                                                        

Pour tous renseignements       contacter

l’Office de Tourisme de Gargilesse.

02 54 47 85 06


Théâtre Tonic

A l’occasion de l’expo dans la rue en août 2013. 

L’après-midi était animé par la compagnie Déclic théâtre tonik et son Orchestrophone, avec ses chevaux, ânes et cochons descendus d’un manège pour un tout autre usage.


George Lemoine illustrateur

Georges Lemoine est né en Normandie mais a vécu essentiellement à Paris à partir de 1946.Il  connaît et aime Gargilesse depuis les années 1960, et pendant de nombreuses années il est venu avec sa famille chez Marcel Pacaud à l’Hôtel des Artistes pour les vacances.

 

Depuis 2009 il habite, au cœur du village, une petite maison achetée en 2000, qu’il a rendue plus commode, sans lui faire perdre son cachet ancien. Le grenier est devenu chambre, la cave en terre battue une bibliothèque. Des bonzaïs soigneusement entretenus par ses soins sont venus prendre place autour du puits, dans la cour. Dans l’ancienne maison de Thérèse, la lavandière, il a installé son atelier, au-dessus de la Gargilesse. Devant la fenêtre danse le feuillage des acacias qu’il a souvent dessinés. Car Georges Lemoine dessine. Depuis toujours. Et toujours. Formé à Paris dans une école d’arts graphiques, il a travaillé à partir de 1955 pour la publicité et pour les magazines féminins comme « Elle » en utilisant la technique de la linogravure. A la fin des années 60, il est passé au dessin puis à l’aquarelle qui se prêtait à son univers poétique.  

 

L’atelier de Georges Lemoine à Gargilesse

(photo de Jacques Villeneuve)

  

A partir des années 70, il se consacre à la littérature de jeunesse en dessinant pour les revues Astrapi, Okapi et Pomme d’Api de Bayard presse. S’inscrivant dans la famille des Kate Greenaway, Etienne Delessert et Tomi Ungerer, il enchante des générations d’enfants par les illustrations des œuvres littéraires les plus connues comme celles d’ Andersen, Elisabeth Brami, Rolande Causse, Charles Dickens, JMG Le Clézio, Jack London, Michel Tournier, Marguerite Yourcenar, Oscar Wilde. Il a beaucoup dessiné pour Gallimard dans la collection Folio Junior dont il a réalisé le tout premier volume en 1977 (« la maison qui s’envole » de Claude Roy), mais aussi pour Grasset, Casterman et Sorbier.

 Si vous voulez vous faire une idée de cette œuvre si riche, ne manquez pas l’exposition de ses illustrations pour la jeunesse à la Médiathèque Equinoxe de Châteauroux en octobre 2016.

Pendant une trentaine d’années il s’est rendu dans les écoles primaires pour répondre aux questions des enfants et de leurs enseignants et a fait ainsi de belles rencontres. 

Il se consacre aujourd’hui au dessin libre. Il a fait don à la bibliothèque d’Argenton de sa collection personnelle de 317 éditions originales d’albums jeunesse (créés entre 1850 et 1950) dont ceux de Benjamin Rabier et Arthur Rackham, et il a offert ses premiers albums au musée de l’Illustration Jeunesse de Moulins.

 Modestement, malgré tous les prix reçus pour son œuvre, il estime avoir encore à apprendre des grands « maîtres ». Son œil bleu gris pétille quand il ouvre pour nous un des superbes livres de sa bibliothèque. Il parle avec un enthousiasme intact des chefs-d’œuvre qu’il admire : la composition des tableaux de Jean Fouquet, la finesse de la gravure de Martin Schongauer, l’œuvre de Pisanello, les dessins japonais, dont il s’exerce à faire de fines copies, comme un pianiste s’exerce à faire ses gammes.

Chaque ouvrage qu’il a illustré a donné lieu à un patient travail de lecture et de recherche. Il s’est rendu dans le désert du Néguev pour « le Livre de la Création », il a séjourné une semaine dans le village dévasté d’Oradour-sur-Glane pour le livre « Oradour la douleur » écrit par Rolande Causse. Pour « Arthur Rimbaud un poète » il a passé trois jours à Charleville s’imprégnant des lieux où le poète a passé sa jeunesse.

C’est avec le même soin qu’il a refait l’itinéraire de George Sand de Nohant à Gargilesse… Il en est issu un bel ouvrage relié « le village en question » (éditions de la Martinière, 2006) où alternent les textes de la romancière (promenades autour d’un village) et son propre carnet de voyage manuscrit, illustré de dessins.

  

En jean et baskets, alerte comme un jeune homme, il aime par-dessus tout se promener dans les environs, saisir des scènes sur le vif. Il a peu à peu délaissé l’aquarelle. Sur son carnet bleu, il dessine à la mine de plomb, au pastel ou à l’encre de Chine les  » petites choses » rencontrées en chemin : une tomate, un rouge-gorge mort, un arbre près de la rivière et nous sommes émerveillés par la fraîcheur et la poésie qui s’en dégagent.
Parallèlement à son travail de création qu’on peut voir exposé à la galerie « l’Art à la page », 12 rue Servandoni à Paris (6e) à partir d’octobre 2016, il répertorie 250 carnets de dessins qui représentent plus de 40 ans de travail pour en faire don à la Bibliothèque Nationale de France. Plus de 100 carnets sont déjà conservés en son Centre National de la Littérature pour la Jeunesse, (sous la direction de Jacques Vidal-Naquet).

Naturaliste, figuratif et poétique à la fois, ce dessinateur infatigable estime qu’il « continue encore son apprentissage » et nous offre ainsi une belle leçon de vie…

Actualités éditoriales
En 2014 Les éditions Oskar (Paris) ont publié l’album « La petite nageuse du Nil,
récit d’Héloïse Combes, dessins de Georges Lemoine
Octobre 2015 Les éditions « A dos d’âne »(Paris) ont publié « Gandhi l’avocat des opprimés » récit d’Achmy Halley, dessins de Georges Lemoine
Octobre 2015 les éditions Gallimard ont publié l’album « le Maître de thé », récit d’Héloïse Combes, dessins de Georges Lemoine
2016 Les éditions Gallimard NRF publieront « Nouvelles orientales » de Marguerite Yourcenar,
dessins de Georges Lemoine
©DR 


Expositions temporaires

Les artistes et artisans de Gargilesse